Test – Animal Crossing New Horizons, renouveau de la série !

Après deux épisodes sortis il y a de ça quelques années sur Nintendo 3DS, la série de simulation de vie de Big N revient enfin sur console avec Animal Crossing New Horizons. Avec la promesse d’offrir de nouveaux horizons sur nos Switch, ce nouvel opus n’est pas qu’une simple itération mais bel et bien une évolution de la formule !

Conditions du test :
Test réalisé sur ma Nintendo Switch, à partir d’une version commerciale – chopée pendant des courses au Carrefour du coin, blindé de monde venu juste pour s’arracher le jeu – après 40h de jeu, un anniversaire et un générique de fin qui sonne plutôt comme le début.

Animal Crossing, c’est quoi, Mh?

Cette licence de Nintendo est un simulateur de vie dans sa forme la plus pure puisque le jeu vous invite tout simplement à créer un avatar et …de vivre le jeu tout simplement !

Quand je parle de forme la plus pure du genre de simulation de vie, j’entends qu’Animal Crossing est une expérience complètement à part d’un Sims et consorts : oubliez le côté « gestion » (architecture, besoins, travail, etc.) de la série de Maxis, ici c’est l’expérience qui prime. Vous contrôlez un avatar, vous pouvez nouer des liens avec les autres habitants, partir à la pèche, attraper des insectes, customiser votre look …ou encore faire plaisir à cet arnaqu ce bon vieux Tom Nook et rembourser vos prêts pour agrandir votre maison.

On peut difficilement mieux résumer la formule Animal Crossing qu’avec le slogan de cet opus : « Votre île, votre maison, votre vie… votre style ! ».

Le jeu étant calé sur le calendrier et l’horloge interne de la console, tout se passe en temps réel et chaque jour propose son lot d’expériences. Chaque habitant vaque à ses occupations, la météo peut changer au cours de la journée, les magasins ont des horaires d’ouverture et certains événements spéciaux peuvent survenir au hasard, apportant une vie au village.

De nouveaux horizons… au beau fixe, b-b-bébé?

Si New Leaf opérait déjà un premier changement de direction il y a maintenant 8 ans – avec le rôle de maire et toutes les constructions municipales –, New Horizons apporte aujourd’hui son lot d’améliorations notables pour proposer ce qui est, à mon sens, clairement l’épisode le plus complet et le plus rafraîchissant de la série.

Déjà exit le village emblématique à la série : ici Tom Nook nous propose une évasion sur une île paradisiaque de notre choix. Un nouveau statut quo intéressant car qui dit île déserte, dit survie et surtout crafting – l’une des grosses nouveautés de cet opus. Car ne vous attendez pas à avoir grand-chose à votre arrivée : pas de maison, pas de boutique, pas de musée… on part bien de zéro !

Vous voulez de nouveaux meubles, construire un pont pour accéder à une nouvelle partie de l’île ou plus simplement une canne à pêche ? Préparez-vous à secouer les arbres ou à taper sur des pierres pour récolter des ressources et aller bricoler ça sur un établi grâce aux plans téléchargés sur votre Nook Phone.

La deuxième grosse nouveauté de cet opus, c’est bel et bien le Nook Phone ! Comme tout cool kid qui se respecte, le tanuki vous remet votre propre smartphone sobrement appelé Nook Phone. Accessible à tout moment, celui-ci vous permet entre-autre de regarder vos plans de bricolage, de consulter la carte, d’envoyer des messages à vos amis, de prendre des photos et surtout d’engranger des miles Nook.

Les miles Nook, kézako ?
Si on peut toujours farmer les clochettes sonnantes et trébuchantes pour effectuer vos achats ou rembourser vos prêts, on a désormais accès à une 2e monnaie d’échange : les miles Nook.

Ceux-ci donnent accès à des objets de décoration exclusifs, de nouveaux plans de bricolage ou encore des billets d’avion pour accéder à de nouvelles îles pleines de ressources.

La principale nouveauté de ces miles c’est qu’on peut en débloquer un nombre conséquent en remplissant certains défis comme pêcher un certain nombre de poisson d’affilée, parler x fois à des habitants ou bricoler x nouveaux objets. Il est aussi possible d’en farmer en accomplissant des objectifs qui changent perpétuellement, ce qui donne un sentiment de progression peu importe la manière dont on joue.

Pour le coup, ce nouveau système est bien pratique puisqu’il donne accès à un certain nombre de fonctionnalités : assez limité au début, de nombreuses fonctionnalités viennent s’ajouter au fur et à mesure de l’aventure avec pour point final, le remod’île, une application permettant de personnaliser à souhait la topographie de son île !

A bon chat …bon jeu, trottine !

On peut déjà dire que s’il y a un truc toujours réussi dans Animal Crossing, c’est bien son ambiance et New Horizons ne déroge pas à la règle. Le jeu nous envoie du rêve dès son intro avec sa petite vidéo de présentation de la formule évasion : un ciel magnifique, un environnement exotique, des personnages tout mignons et des couleurs chaudes… le jeu a graphiquement tout pour plaire. Pas de surprise avec Nintendo, la technique n’est pas transcendante et pour autant, le jeu reste très beau avec une direction artistique maîtrisée et des graphismes très propres.

Chose à noter :
Si le jeu est très plaisant en mode portable, je vous conseille d’y jouer en docké puisque le titre brille plus sur grand écran, profitant d’une meilleure résolution pour se débarrasser de son aliasing.

L’interface est toujours aussi mignonne avec sa couleurs pastels et sait se montrer discrète à l’écran quand on veut profiter à fond du paysage.

La bande-son n’est pas en reste : les nouveaux morceaux sont très sympas et s’adaptent à la journée, plutôt douce le matin, la musique se montre plus énergique en après-midi et presque mélancolique le soir.

Les dialogues sont quant à eux bien écrits : chaque habitant paraît différent grâce aux différentes personnalités et il n’est pas rare de sourire face à leurs mimiques, certains jeux de mots un peu bébêtes ou leurs tics de langage – dont en est truffé ce test.

Pour autant le jeu n’est pas exempt de défauts avec quelques choix de conception un peu douteux. Il est parfois difficile de se repérer derrière des objets et si l’on peut changer pour une vue au ras du sol ou en contre-plongée, la caméra reprend sa position initale au moindre mouvement. On regrettera aussi un manque d’ergonomie dans certains menus : un bouton de tri automatique des objets dans les poches aurait été appréciable et certaines commandes auraient pu être positionnées différemment – toujours un peu agaçant de lâcher son remède quand on cherche en réalité à l’utiliser par exemple.

Quid du multijoueur ?
Si le jeu est super cool en solo, il est aussi possible de s’amuser en famille ou entre amis en multi, en local comme en ligne.

En local, déjà il faut savoir qu’il n’est pas possible de créer plusieurs îles par console, par contre on peut créer plusieurs habitants sur la même île et surtout jouer en même temps sur la même console pour un résultat perfectible : s’il est possible de changer de leader à la volée, seul le joueur qui est désigné leader peut effectuer toutes les actions, les autres joueurs l’accompagnant seulement pour une expérience limitée.

Du reste, il est possible d’ouvrir son île ou de visiter l’île d’un autre joueur en local avec deux Switch ou via Internet : l’occasion alors de s’amuser ensemble et surtout, de s’ajouter en tant que « meilleurs amis » pour profiter de l’expérience complète.

S’il est possible de rejoindre l’île d’un.e ami.e Switch sans restriction, pour voir son statut en ligne ou de lui envoyer de message via le Nook Phone, il faut au préalable s’ajouter mutuellement dans le jeu en tant que « meilleur ami » …ce qui n’est possible que si l’on a déjà joué au jeu en ligne avec ledit joueur.
Là encore, on a affaire à une bizarrerie dans la conception du titre.

Difficile donc de comprendre ces choix tant ils peuvent être agaçants par moment. Pour autant, hors ces quelques couacs, l’expérience de jeu reste très agréable dans son ensemble !

Verdict

Comme dit précédemment, Animal Crossing New Horizons est clairement le meilleur opus sorti à ce jour. Ce qui se dégage du titre c’est surtout le sentiment d’une progression constante peu importe le temps passé dessus et les actions menées, ce qui pour moi était peut-être ce qui manquait le plus. Ce dernier titre offre le charme de la série dans son plus bel écrin : assez complet pour plaire aux nouveaux venus et proposant assez de grosses nouveautés pour entretenir l’intérêt des fans, je ne peux que vous le conseiller !

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